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Le plus vieux conte de fée existant, écrit
dans la période Heian par un homme inconnu. Il raconte l'histoire d'une enfant
trouvée dans un bambou. Quand elle grandit, elle devint si belle qu'elle fut
appelée Kaguyahime (princesse brillante). Beaucoup d'aristocrates de Kyoto
voulurent se marier avec elle, mais chaque fois elle rejetait les propositions
en demandant un objet impossible à avoir. Un jour, elle confessa être originaire
de la lune et monta au ciel.
Histoire inclut dans un livre de contes, "Otogi Zoushi" de la période Muromachi. Il raconte l'histoire d'un homme qui sauva une tortue maltraitée par des enfants. Soudain elle se transforma en femme et l'emmena dans un palais sous la mer. Après être resté plusieurs mois, il voulut rentrer chez lui. Alors elle lui donna une boîte décorée en cadeau mais lui interdit de l'ouvrir. Quand il fut de retour, personne ne le reconnu. Lorsqu'il ouvra la boîte, il fut rattrapé par le temps de 300 ans et mourut.
Jadis, une certaine année, il n’avait pas plu du tout. Les paysans étaient extrêmement ennuyés. Les petites pousses de riz avaient à peine commencées de croître. Pas d’eau. Pas moyen de sarcler. Les paysans de chaque village priaient les dieux, pour obtenir de l’eau. En vain. Ils devenaient malades d’inquiétude.
Dans un certain village vivait un paysan, nommé Tokubei, qui avait une jolie fille. Il avait prié pour avoir de la pluie, mais rien à faire. Pas une goutte. Il s’avisa de se tourner vers le dieu dragon Ryûjin et lui dit :
– Si vous daignez nous octroyer la pluie, je vous offre ma fille unique !
Il pria de toute son âme. Alors, une chose bizarre se produisit. Soudain, le ciel se couvrit de nuages noirs, le tonnerre tonna gorogoro ! La pluie se mit à tomber.
Les villageois, ravis, se mirent à sarcler. Le riz se mit à pousser correctement. L’automne venu, on moissonna. Mais celui qui avait prié le dieu dragon et lui avait promis sa fille n’était pas tranquille. Il avait gardé secret ce vœu, sans le révéler ni à sa femme ni à sa fille.
Un jour d’automne, arriva au village un jeune homme, marchant lourdement, las et s’arrêta devant sa maison, et demanda l’hospitalité:
– Je n’ai pas réussi à vendre mes éventails. Veuillez m’accueillir !
Plein de compassion pour le pauvre jeune homme, notre paysan l’accueillit et l’installa dans une chambre qui était libre.
Le lendemain, le nouvel hôte ne démarra pas, alléguant sa faiblesse. Les jours passèrent, le jeune hôte ne s’en allait pas. Mais il se liait avec la jeune fille de la maison. Ils sympathisaient. La jeune fille déclara vouloir l’épouser. Le soir du jour fixé, on fit la cérémonie de mariage. Le plateau d’offrandes était étalé. Soudain, le fiancé, se leva et dit à la fiancée :
– Voici le jour venu, enfin ! Je suis le dieu dragon ! Selon le vœu fait par ton père, je te prends pour épouse !
Il enveloppa la fiancée dans sa large manche, et aussitôt, se transformant en un grand serpent, il appela un nuage, où, se lovant, il disparut dans le ciel.
Youktichi
et Mosouké étaient d’excellents d’amis. Youkitchi était un garçon joyeux,
presque frivole, Mosouké par contre était sérieux et fort prudent. Tout
diffèrents qu’ils étaient, ils s’aimaient tant que si l’un devait entreprendre
un voyage d’affaire, en effet, ils étaient tous deux marchands, il attendait
toujours que l’autre puisse se joindre à lui.
Ainsi, une fois de plus, ils faisaient route ensemble. La journée avait été
chaude et ils furent heureux d’arriver au bord d’une forêt et de pouvoir
s’étendre à l’ombre d’un pin.
Au bout d’un moment, Youkitchi était profondément endormi. Mosouké regardait
le dormeur et, en soupirant, se disait : "Il dort tranquillement ici, dans la
nature, comme s’il était dans sa maison. Je ne pourrai pas, moi, j’aurai peur de
me faire voler. Et, pourtant, un petit somme serait le bienvenu. Mais,
malheureusement, moi, je ne peux pas m’endormir dehors.
Pendant que Mosouké faisait ces réflexions, il vit tout à coup une guêpe
sortir de la narine gauche de son ami. Il la regarda avec étonnement. Elle
s’envola vers un haut pin solitaire campé sur un rocher, tourna trois fois
autour de l’arbre, puis revint vers Youkitchi et disparut dans sa narine droite.
Mosouké n’avait jamais vu chose aussi étrange.
A cet instant, Youkitchi s’éveilla, s’assit en riant et dit : "Mosouké, je
viens de faire un rêve merveilleux. Il faut que je te le raconte. Figure toi
qu’il y avait un haut pin campé sur un rocher élevé, oui, exactement comme celui
que tu vois là-bas ; une guêpe tournait autour du tronc en bourdonnant : "tu
dois creuser à cet endroit ; tu dois creuser à cet endroit ". Et, effectivement,
je me suis mis à creuser et j’ai trouvé un grand pot plein de pièces d’or. De ma
vie je n’ai vu tant d’argent, sauf dans mes rêves ! "
" Vraiment, c’est un rêve étrange, " répondit Mousouké. "A ta place, j’irais
creuser autour de ce pin là-haut. "
"Mais qu’est-ce qui te prend, je ne vais pas aller me fatiguer par une telle
chaleur simplement à cause d’un rêve stupide. Continuons plutôt notre route pour
arriver à temps en ville. "
Mais Mosouké ne voulait rien entendre : "Un tel rêve a sûrement un sens. Si tu
ne veux pas creuser, moi je veux bien essayer. Sais-tu ce que je te propose :
vends-moi ton rêve. "
Youkitchi éclata de rire : "Voilà une bonne affaire. Pour moi qui n’ai jamais
vendu de rêve. Que m’offres-tu ? "
"Tu as dit qu’il y avait là un grand tas de pièces d’or. Je ne sais pas
vraiment ; je suis ton ami et je ne veux pas te léser. Dis-moi toi-même à
combien tu estimes ton rêve. "
Après une courte discussion, ils se mirent enfin d’accord sur la somme. Et,
Mosouké acheta le rêve pour trois cents grosses pièces d’argent.
"Jamais je n’ai fait une telle affaire. Tant d’argent pour un simple rêve, "
dit Youkitchi en riant. "Mais maintenant, dépêchons-nous, sans quoi nous serons
en retard pour le marché. "
Les amis
avaient parlé à haute voix, car ils se croyaient seuls. Ils ne pouvaient pas
deviner que l’avare Katchiémon avait surpris leur conversation. Lui aussi
faisait route vers la ville et s’était reposé à la lisière de la forêt. Il
s’était endormi, mais les voix des deux marchands l’avaient réveillé.
Maintenant, il eut un rire mauvais : "Que voilà d’honnêtes gens. Acheter un
rêve. Heureusement qu’ils ont parlé fort. Maintenant je sais où est enterré le
trésor et je l’aurai pour rien. "
Katchiémon renonça à aller au marché et grimpa rapidement sur le rocher. Puis
il creusa entre les racines du pin jusqu’à ce qu’il trouvât quelque chose de
dur. Il continua à creuser avec précaution et finit par sortir de terre un grand
pot ventru rempli de pièces d’or. Katchiémon brisa le pot et mit les pièces d’or
dans le grand sac qui ne le quittait jamais. Arrivé en ville, il acheta pour
tout cet argent une auberge et il devint un homme riche. Mais cet or ne lui
porta pas bonheur. Au bout de quelque temps, il perdit non seulement l’or qu’il
avait trouvé mais tout ce qu’il avait possédé auparavant.
Bientôt, il fut mendiant.
Lorsque, à la ville, Mosouké eut terminé ses affaires, il quitta Youkitchi et
s’en retourna à l’endroit où il avait acheté le rêve. Quelle ne fut pas sa
déception lorsqu’il vit que les racines du pin étaient dénudées et que les
tessons du pot gisaient tout autour.
"Quelqu’un a pris les devants et a déterré le trésor, " se dit-il avec
tristesse. Et il regarda les tessons. Tout à coup il tomba en arrêt, car sur
l’un de ceux-ci avait découvert une inscription. Il la déchiffra à haute voix :
"Le premier des sept. "
"Le premier des sept, cela veut dire qu’il doit y avoir encore six autres pots
sous terre, " se dit-il et il commença à creuser avec énergie ? Et, en effet, il
trouva, l’un après l’autre, six pots de terre, chacun rempli de pièces d’or
jusqu’à ras bord.
Mosouké se fit construire en ville une grande auberge qu’il appela "Au pot
ventru ".
Il y vécut riche et satisfait jusqu’au jour de sa mort.
Youkitchi venait souvent lui rendre visite et, en général, il saluait son ami
par ces mots :
"Alors, Mosouké, comment vas-tu ? Je suis venu voir ce que devient mon rêve. "
Et les deux compères se tapaient dans le dos en riant. Et, à chaque fois,
Mosouké servait à son ami le meilleur des sakés dans le plus ventru de ses pots.
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Un
maître de sabre fait visiter sa maison à un hôte de marque. Il est le père de
trois fils qui pratiquent le sabre. Pour démontrer l’essence de l’enseignement à
son hôte il met en équilibre un pot avec de l’eau sur le rebord d’une porte et
fait venir ses trois fils l’un après l’autre.
Le premier ouvre la port. Le pot tombe. Il dégaine son sabre et frappe le pot
juste avant que celui-ci ne touche le sol.
Le visiteur est impressionné mais le maître dit :
« Excusez-le, car c’est un débutant ! »
Le visiteur va faire part de sa surprise mais le maître fait venir le deuxième
fils.
Quand le vase tombe celui-ci coupe celui-ci juste en l’air au moment où il
commence à tomber.
Le maître dit : « celui-ci a un niveau un peu plus avancé ! »
Le visiteur :
« … !!)
Alors le troisième enfant s’approche lentement et méfiant, puis décroche
calmement le pot sans avoir à dégainer. Le maître sourit :
« Celui-ci commence à comprendre ! »
Ce conte est l’âme du budo car le vrai combattant, au sommet de son art, devine
et anticipe les événements ! La plupart il peut donc éviter d’avoir à tirer son
sabre !
Le destin plus fort que l'homme
Un grand général, du nom de
Nobunaga, avait pris la décision d'attaquer l'ennemi, bien que ses troupes
fussent largement inférieures en nombre. Lui-même était sûr de vaincre, mais ses
hommes, eux, n'y croyaient pas beaucoup. En chemin, Le général s'arrêta devant
un sanctuaire Shinto et déclara à ses guerriers:
"Je vais me recueillir et demander l'aide des Kamis. Ensuite, je jetterai une
pièce. Si c'est face, nous vaincrons, mais si c'est pile nous perdrons. Nous
sommes entre les mains du destin."
S'étant recueilli quelques instants, Nobunaga sortit du temple et jeta une
pièce. Ce fut face. Le moral des troupes se regonfla à bloc. Les guerriers,
fermement convaincus d'être victorieux, combattirent avec une si extraordinaire
intrépidité qu'il gagnèrent rapidement la bataille. Après la victoire, l'aide de
camp du général lui dit:
-"Personne ne peut donc changer le cours du Destin. Cette victoire inespérée en
est une nouvelle preuve."
-"Qui sait?" répondit Nobunaga en lui montrant une pièce.... truquée, qui avait
deux cotés face !
Les portes
de l'enfer et du paradis
Un samouraï se présenta devant le
maître Zen Hakuin et lui demanda:
-"Y a t-il réellement un paradis et un enfer?"
-"Qui es tu ?" demanda le maître
-"Je suis samouraï..."
-"Toi, un guerrier ! s'exclama Hakin. mais regarde-toi. Quel seigneur voudrait
t'avoir à son service ? Tu a l'air d'un mendiant."
La colère s'empara du samouraï. Il saisit son sabre et le dégaina. Hakuin
poursuivit:
-"Ah bon, tu as même un sabre !? Mais tu es sûrement trop maladroit pour me
couper la tête."
Hors de lui, le samouraï leva son sabre, prêt a frapper le maître. A ce moment
celui-ci dit:
-"Ici s'ouvrent les portes de l'enfer."
Surpris par la tranquille assurance du moine, le samouraï rengaina et s'inclina.
-"Ici s'ouvrent les portes du paradis", lui dit alors le maître.
Seikyo (La Mort)
Aiko, le bras droit de l'empreur Go-Toba Tenno arriva en courant
vers celui-ci et dit:
-"Ô Grand empreur Tenno, je dois vous demander de partir très loin de Kobe pour
ainsi aller à Kyoto."
-" Et pourquoi mon cher ami?" Repris l'empreur.
Aiko enchaîna:
-" Je dois m'en aller d'ici le plus vite possible. J'ai croisé Seikyo (la
mort) sous une longue robe noire au marché près du temple Zen."
-"Seikyo? Avez-vous réellement vu Seikyo?" demanda le souverain.
-"Oui, oui. Aussi vrai que je vous parle en ce moment."
-"Bien. Que vous a-t-elle dit?"
-"Rien. Elle m'a seulement regardée d'un air menaçant en me tenant l'épaule
gauche."
Convaincu du récit de son bras droit qu'il avait tant besoin, l'empreur
l'approuva et le laissa partir. Le matin venu, Aiko parti pour Kyoto aussi
rapidement qu'un yachoo (oiseau sauvage).
Intrigué à l'idée de sont récit éffroyable et cruel, Go-Toba décida d'aller
rencontrer Seikyo elle-même pour de plus amples explications.
Arrivé au marché près du temple des moines Zen, le souverain, déguisé, apperçu
Seikyo avec sa longue tunique noire entourant un corps squeletique
entrain de toucher l'épaule d'une vieille femme fesant le marché avec son petit
panier de bambou, l'empreur l'approcha calmement. Tenno lui toucha l'épaule et
l'apella par son nom.
Seikyo, en reconnaissant le souverain, le salua discrètement puis
l'écouta.
-" Dites moi. Un de mes bras droits, Aiko, m'a dit que vous lui aviez touché
l'épaule hier matin, et l'avez regardé d'un air ménaçant. Que signifie ces
gestes."
-" Bien, oui je lui ai touché l'épaule, mais je n'avais pas de mauvaises
intentions."
Répondis Seikyo.
-"Alors que signifie ces gestes?" rétorqua Tenno.
-" Et bien, je l'ai croisé sur le marché. Surpris de sa présence, je l'ai
intercepté."
-" Et pourquoi étiez-vous surpris de le voir ?" Ajouta le souverain.
-" Bien j'ai été surpris car je devais le rencontré ce soir à Kyoto."
Voici un lien où vous pourrez retrouvez des contes japonais:
http://www.big.or.jp/~loupe/links/fconte2.shtml